Agilité en pratique à Centrale Marseille

Courant octobre, j’ai effectué une intervention de 2 jours à l’école Centrale Marseille avec les étudiants de 3ème année en spécialisation OMIS.

Mise en place pour la première fois cette année, la spécialisation OMIS cible plus particulièrement l’industrie des Services et forme donc des profils polyvalents à travers 3 axes d’apprentissage (Organisation, Modélisation & Informatique). Chacun de ces axes fait l’objet d’un parcours spécifique, complémentaire à un tronc commun que suivent tous les étudiants OMIS. Les enseignants en charge de cette spécialisation ont jugé opportun d’inclure un cycle sur l’agilité, avec une journée de découverte dans le tronc commun, puis 2 jours d’approfondissement pour les étudiants ayant choisi le parcours O (Organisation).

J’intervenais donc à la suite d’une première journée au cours de laquelle les étudiants avaient abordé les fondements théoriques de l’agilité, le manifeste, les valeurs, et survolé les principales méthodes et pratiques. Le parti pris était donc de s’appuyer principalement sur des ateliers, afin qu’ils puissent ancrer ces nouvelles connaissances sur du concret. Mais nous avons également effectué quelques rappels théoriques, notamment pour clarifier certains concepts qu’eux-mêmes considéraient comme pas totalement acquis.

 

1. MARSHMALLOW CHALLENGE

Cours Centrale - Agilité en pratique.006

Basé sur des règles simples et donc accessible au plus grand nombre, l’intérêt de ce jeu est de sensibiliser les participants à un des concepts fondamentaux de l’agilité : l’incertitude. En l’occurence, l’incertitude se situe dans le poids du chamallow et donc dans la capacité de la structure à supporter ce poids. Sauf à avoir fait des études poussées en résistance des matériaux (et encore !), il est difficile de savoir si il faudra 1 spaghetti, 2, 3 ou 10. Et pourtant, dans la plupart des cas, les équipes passent beaucoup de temps à construire la structure avant de poser le chamallow et ainsi vérifier la robustesse de la structure.

Cette équipe a par exemple commencé par dessiner la stucture sur papier, puis l’a fabriquée à plat. Malheureusement, quand ils ont redressé la structure et posé le chamallow, tout s’est écroulé. Et il ne leur restait plus assez de temps pour recommencer.

A l’inverse, cette équipe a fait le choix de tester avec le chamallow beaucoup plus tôt, et obtiendra au final une structure suffisamment solide et d’une hauteur tout à fait honorable.

Voici les gagnants. A noter que sur les 4 équipes, 2 seulement ont réussi.

Tom Wujec, l’auteur originel du jeu, a collecté un volume important de statistiques, et ce avec plusieurs profils de joueurs. Il a notamment constaté qu’en moyenne les élèves d’école maternelle avaient de meilleurs résultats que les diplômés d’école de commerce. Effet de bord selon lui de notre système d’éducation qui nous incite à tout organiser, planifier, et concevoir avant de se lancer, là où les jeunes enfants expérimentent directement

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