Les communautés de travail du Dauphiné de 1940 un exemple d’autogestion source d’inspiration pour nos organisations ?

Epanouissement

En 1941, un entrepreneur du nom de Marcel BARBU, créa la société qui devint le 1er janvier 1944 la première communauté de travail. La communauté de travail a fait de l’autogestion une réalité. La première s’appelait BOIMONDAU comme BOItiers de MONtres du DAUphiné. Elle fit des émules en France et dans le monde entier, un peu comme nos entreprises libérées aujourd’hui. Ci-dessus vous avez une photo qui témoigne de la transparence (ici des salaires) et de la rémunération à la valeur humaine.

Marcel Barbu fut le premier à déposer un brevet français pour la fabrication de montres étanches. Il fut également le premier candidat de la société civile aux élections présidentielles au suffrage universel direct de 1965 face à Charles De Gaulle.

Barbu disait que ses idées avait 100 ans d’avance. Peut-être que le moment est venu de les explorer à nouveau ?! Retrouvez notre décryptage des communautés de travail et la signification de la rémunération à la valeur humaine sur le site d’InfoQ :
https://www.infoq.com/fr/articles/entreprise-liberee-retour-vers-le-futur-modele-Boimondau.

 

Le Design Sprint peut-il être étendu à l’ensemble du cycle de vie d’un projet?

Un prototype en 5 jours au lieu des plusieurs mois habituels. Telle est la promesse du Design Sprint développé par Google Ventures ! Cette méthodologie, décrite par Jake Knapp dans son livre “Sprint: How to solve Big Problems and Test New Ideas in Just Five Days”,  est une formalisation de l’organisation des équipes performantes que j’ai observée en tant que coach pendant les Start-up Week-end. Lire la suite

Concilier sport, santé et travail, et tussah

Le pourkoi de lartikl

On me demande assez souvent « komen tafé pour mégrir otan » ???

Du coup, vu que j’ai entendu ça un bon nombre de fois, je me dis que ça intéresse comme sujet, et je suis plutôt convaincu que le moral, la santé, le bien-être ont une influence conséquente sur notre vie, que ce soit personnellement ou professionnellement.

Et vu que c’est un sujet qui revient régulièrement, qui occupe les esprits, et qui du coup, mérite d’être traité.

Allons-y !

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Agilité, éligibilité et collectif

On a récemment fait appel à moi, sur Lyon, pour démarrer un « Accompagnement Agile » comme on dit.
imagesLa première demande sous-jacente était de faire un audit de l’entreprise pour savoir si leurs projets étaient « agilisables » ou non.

L’audit d’équipe est un sujet intéressant et je n’aurai pas la place de m’étendre dessus dans ce billet. Disons tout simplement que je ne crois pas aux interviews individuelles et que je ne suis pas à l’aise avec le fait d’arriver sur mon fier destrier et dire si une entreprise est « agilisable ».

J’ai donc filé un fier destrier à chaque participant et leur ai proposé de les guider un peu lors d’un atelier collaboratif ayant pour but de leur faire faire cette évaluation par eux et pour eux.

Ce billet décrit  le déroulement de cet atelier.

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Les jeux vidéo, c’est utile ????

Le début

Il y a peu de temps mon bb (big boss, accessoirement également surnommé barbu bavard), lui là :

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M’a vu jouer à un jeu vidéo (et oui, même pendant les heures de bureau)

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Pendant que je perds à Overwatch d’après Rémi Lesieur Bridel

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Et il m’a aussitôt dit « Ah, mais mon fils passe son temps à jouer aussi, je ne sais pas ce qui doit m’inquiéter le plus sachant cela »

J’ai alors du répondre par un point d’interrogation en guise de visage. (Bon vous imaginez aisément, pas besoin de photos hein)

Auquel Damien m’a plus ou moins dit « Je ne vois vraiment pas l’intérêt des jeux vidéo, c’est une pure perte de temps à mes yeux »

J’ai hésité à lui répondre « Mais voyons, n’aurais-tu donc aucun loisir ? » mais je me suis plutôt dit que j’allais en profiter pour écrire quelques lignes.

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Le colibri

fillette qui se sent bien.pngVous souvenez-vous de la dernière fois où vous vous êtes dit « j’adore mon boulot et c’est un réel épanouissement pour moi que d’y aller tous les matins et d’échanger avec mes collègues » ? Pas forcément dans ces mots là. Mais vous voyez l’idée.

Vous avez le syndrome du lundi matin peineux ou celui du vendredi soir joyeux ? C’est probablement un signe que votre emploi ne vous permet pas de vous exprimer autant que vous le souhaiteriez.

Lorsque vous étiez étudiant, plein de la candeur de la jeunesse et plein d’énergie vous avez choisi des études en accord avec ce que vous aimez : le droit, l’informatique, la gestion, la communication, la finance. Ce choix répondait à un idéal, à une vision, à une passion, à une volonté de contribution au monde. Je veux contribuer au respect de la justice dans notre pays, j’adore les jeux vidéos, j’adore les chiffres, j’aime parler avec des images, etc … [Complétez avec votre histoire votre passion].

Et au fil du temps que se passe-t-il dans l’entreprise ? On vous demande gentiment (ou pas d’ailleurs) de rentrer dans le moule. Et de ne pas poser de questions. Surtout pas celle que certains managers détestent ! Laquelle ? ….Vous avez trouvé ? …. Attention (roulements de tambours) ….. Tada …

« Pourquoi ? »

Et la réponse qu’ils préfèrent ?

« Parce que c’est comme ça ici. » Infantilisant n’est-ce pas ?

Je suis intimement convaincue que nous pouvons faire mieux que ça. Pourquoi chercher à créer des clones ? Pourquoi ne pas accepter les membres d’une entreprise tels qu’ils le sont ? Pourquoi ne pas essayer de se comprendre mutuellement ? Les intérêts des uns et des autres n’en seraient que plus clairs et plus faciles à satisfaire.

Vous connaissez l‘expérience des singes et de la banane dans une cage qui est souvent reprise pour expliquer ce qu’est la culture d’entreprise ? Est ce que dans l’entreprise nous sommes des singes et l’entreprise une cage ? Piètre possibilité d’épanouissement n’est ce pas ?

Vous l’avez compris j’ai un rêve : que les membres d’une entreprise soient heureux d’aller travailler et vivent le travail non pas comme une obligation mais comme un réel lieu d’épanouissement personnel. Ce rêve est déjà devenu réalité dans certaines sociétés, ce rêve est possible. Tout le monde a voix au chapitre : une vision partagée, des échanges transparents une plus grande autonomie et une plus grande réactivité dans l’action.

A quoi ressemble votre expérience dans ce type d’entreprise ? De nombreux retours d’expérience se propagent sur la toile aujourd’hui. Ils sont très inspirants. Si vous ne l’avez pas encore vu, je vous invite à regarder cet excellent film de Martin Messonnier « le bonheur au travail » dont des extraits sont disponibles sur la chaine youtube d’Arte.

Imaginez ça :

Lorsque vous vous levez le matin vous vous dites : « chouette, super j’ai une réunion avec Jean, Isabelle, je vais travailler sur ce sujet qui me tient a cœur, je vais lancer des initiatives, je vais voir le résultat de mes idées mises en actions. »

Pendant la journée, vos relations sont franches et ouvertes. « Je vois les choses un peu différemment. » Et vous savez comment finissent ces échanges ? Par de magnifiques idées : 1+1 = 3 ou 4 ou 6 ou même plus.

Vous sortez de réunion et les choses ont avancé, vous avez pu prendre des décisions sans avoir à demander l’autorisation à votre responsable, à attendre le comité de décision de dans un mois.  

Vous êtes confiants sur la suite des événements, les personnes avec lesquelles vous travaillez ne vous trahissent pas et œuvrent pour le même résultat final. Et chose extraordinaire elles tiennent leurs engagements au jour près voire à l’heure près.

Le soir lorsque vous rentrez chez vous c’est avec la satisfaction du travail accompli. Lorsque vos enfants vous demandent ce que vous faites au travail c’est la parabole du tailleur de pierre dans toute sa splendeur. Vous ne taillez pas une pierre, vous ne bâtissez pas  un mur. Vous construisez une cathédrale !

Le postulat de départ de ces entreprises c’est que les salariés sont des adultes censés responsables, désireux de créer de la valeur pour leur entreprise. Ils ne sont pas là pour toucher des allocations présence. Cela signifie que lorsqu’une personne fait une erreur on ne rajoute pas du pilotage. Non on essaie de comprendre le pourquoi du comment et toute l’entreprise apprend de cette erreur.

La plupart des sociétés dans lesquelles je suis intervenue jusqu’à présent n’ont pas forcément cette philosophie. Une personne fait une erreur on lui tape dessus (avertissement, réduction de prime, placardisation,…) et on rajoute des règles et des contrôles pour empêcher les initiatives qui pourraient finir de la même façon.

Résultat, des salaries démotivés, des employés qui se dédouanent des décisions prises, des collaborateurs qui ne vont pas au-delà de leur rôle strict même s’ils savent que cela peut accélérer le processus. Zéro flexibilité, zéro initiative, zéro innovation. On y trouve des « ce n’est pas de ma responsabilité », « ce n’est pas mon problème », « ils n’ont pas fait leur travail » pour les phrases les plus politiquement correctes.

Travailler dans une entreprise libérée c’est faire ce qu’il faut pour atteindre la vision de l’entreprise à laquelle on adhère de préférence. C’est mieux pour la santé mentale.

Et alors, comment la mettre en place cette entreprise libérée. C’est un peu comme tout en fait, il faut le décider et y aller : arrêter de fumer, faire du sport, participer à Toastmaster. Mais là ce n’est pas une personne qu’il faut faire changer, c’est plusieurs. C’est comme dans les familles, plus il y a de personnes plus il y a de relations, plus les changements nécessitent de l’énergie.

Je pense, par rapport à ce que j’ai vu, lu, vécu qu’il faut le cadre ET les personnes avec une posture, un état d’esprit, une interaction constructive. Il y a sûrement beaucoup de facteurs de succès dans ce type de transformation et beaucoup de choses à dire sur le cadre. J’aimerais pour cet article me concentrer sur les personnes. J’aime à penser que chacun, dans ses actions de tous les jours, fait son chemin et aide l’ensemble de l’organisation à se transformer.

J’entends souvent les gens se plaindre : “le management ceci, mes collègues cela, …” OK, les autres ont des choses à changer, mais les autres c’est aussi soi. Tout le monde peut contribuer et faire un petit pas. Et moi dans tout ça, chaque individu, chaque “gens”, comment vous vous contribuez individuellement. Chacun a le pouvoir de faire les choses différemment. Comment ? Je vous propose de tester cette “méthode” et de partager (si vous le souhaitez bien sur) quels ont été les résultats de cette expérimentation.

Gardez en tête et en action ces 3 piliers :

  • La vision : quand vous aurez atteint votre vision, le monde (oui le monde) aura une autre tête. Votre vision de l’entreprise c’est le résultat concret que vos actions auront sur le monde. Votre contribution au monde, votre cathédrpiliersale. Ex : les gens pourront échanger librement leurs trouvailles musicales et les partager (spotify), les entreprises disposeront d’outils permettant le travail

    collaboratif (Atlassian), …

  • La confiance dans les compétences de vos collaborateurs et surtout dans leurs intentions.
  • La transparence qui permet à chacun de mesurer sa contribution et de comprendre le fonctionnement global de l’entreprise, ses enjeux, ses difficultés. Les jeux politiques ne peuvent pas survivre dans un environnement transparent.

Est-ce qu’en appliquant ces 3 piliers, chaque individu peut faire changer les choses ?

J’en suis persuadée. Mais ne me croyez pas sur parole, testez le !

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Lorsque vous êtes sur le point d’envoyer un mail, de dire quelque chose à votre collègue, sur des sujets importants ou moins, quand vous y pensez, 🙂 posez-vous ces 3 questions :

  • est ce que cette  décision, action sert ou dessert ma vision ?
  • est ce que j’accepterai cet échange si j’étais de l’autre côté (à la place de mon interlocuteur comment réagirai-je à ma remarque, à la délégation du sujet à prendre en charge,…)
  • ai-je donné toutes les informations dont je disposais sur ce sujet ?

Les résultats seront très probablement : 

  • Une meilleure collaboration avec vos collègues (quelque soit leur niveau)
  • Une meilleure performance, des résultats visibles. 

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

Etes-vous prêt, vous aussi, comme le colibri, à faire votre part ?

colibri

C’est ma formation, c’est moi qui conduit !

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Le cercle des poètes disparus de Peter Weir – 1989

La mission d’un formateur est de permettre à ses élèves d’acquérir des connaissances et des compétences dans un domaine donné. Pour ça, il doit réussir faire passer les messages qu’il estime les plus importants pour les participants de sa formation.

Comment parler de facilitation sans parler de l’équipe ? Présenter l’agilité sans parler d’amélioration continue ? Ou encore former à la cuisine réunionnaise sans présenter le Rougail Saucisse ?

Malheureusement, une formation est fixée dans une durée inextensible et réussir à faire tenir sa formation dans cette durée, lorsque les participants sont particulièrement volubiles, peut tenir de la contorsion.

Comment faire en sorte que, dans la durée de la formation, les messages les plus importants passent, que tout le monde ait eu la possibilité de s’exprimer et que tout le monde, formateur y compris, vive au mieux ces quelques instants passés ensemble ?

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Demandez « KanbanDay 1ère édition » !

Couthaïer Farfra est président du French Kanban User Group qui organise la première édition du KanbanDay.
Couthaier

Q : Couthaïer, qu’est-ce que KanbanDay ?
Le Kanban pour tous.
Nous souhaitons présenter les pratiques et valeurs du Kanban au travers d’une conférence très orientée REX, ateliers pragmatiques plutôt que théoriques, le tout à un coût abordable.

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Amélioration continue des réunions

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En pratiquant l’amélioration continue dans vos réunions opérationnelles, vous verrez que le niveau de participation et l’efficacité de l’équipe augmentera rapidement.

Voici comment faire en tant qu’animateur de la réunion :

  • En début de réunion, indiquer à l’équipe qu’un temps de 15 minutes sera réservé en fin de réunion pour l’améliorer. Améliorer la réunion fait partie de la réunion.

 

  • A la fin de la réunion, demander à chaque participant de donner leur avis sur ce qui a bien fonctionné pendant la réunion et à chacun de proposer des options d’amélioration pour la prochaine réunion. Qu’est-ce qui a bien fonctionné ?

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Lean Kanban France, c’est déjà demain

Lean Kanban France

Lean Kanban France c’est déjà demain, non non vraiment l’évènement se déroule les 5 et 6 Novembre.

Coactiv participe et soutient les différentes communautés sans querelle de chapelle dans l’esprit d’Alistair Cockburn : « Je promets de n’exclure aucune idée sur la base de sa source mais de donner toute la considération nécessaire aux idées de toutes les écoles ou lignes de pensées afin de trouver celle qui est la mieux adaptée à une situation donnée. »

Sous différentes formes (relais d’information auprès de nos clients, offre d’un coupon de réduction pour les deux jours, interview de Dimitri Baeli sur notre blog, participation à l’organisation, aux conférences), nous sommes aux côtés de la communauté Lean Kanban France.

Nous sommes fiers de contribuer à la réussite de cet événement dont voici un extrait de la présentation.

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