L’Agilité à l’échelle ne fonctionne pas… sans approche systémique.

Fin 2015, j’accompagne une entreprise leader du revêtement de sol dans son projet d’amélioration de l’expérience utilisateur. Une centaine de collaborateurs répartis sur 3 continents doivent œuvrer dans un même but défini par le DSI. Et tout ça en mode agile! Dans une organisation hiérarchique silotée! Rien de mieux que SAFe (d’après le client). Et pourtant. Un cadre agile de conduite de projet ne transforme pas à lui seul une organisation. Cette difficulté de mise à l’échelle de l’Agilité fissure aujourd’hui la communauté agile. Pourquoi le Manifeste Agile ne répond pas aux besoins de l’agilité organisationnelle?

Les individus et leurs interactions plus que les processus et les outils

La première valeur du Manifeste est efficace dans une équipe de 7 personnes. Qu’en est-il pour 700 ? 7000 ? Créer et synchroniser 1000 équipes agiles ? D’autant plus qu’aujourd’hui, les équipes distribuées sont monnaie courante.

Les différentes cultures, les différents fuseaux horaires, les différentes langues sont autant d’obstacles à la mise à l’échelle de l’Agile. Je travaille avec des équipes russes, serbes, irlandaises, brésiliennes, françaises et américaines. De légers compromis sont nécessaires lors des planifications de versions et des synchronisations:

  • Nous nous exprimons tous en anglais. Cependant, de nombreuses incompréhensions sont relevées.
  • L’agenda est personnalisé pour permettre à tout le monde de participer.
  • Notre Team Agreement est partagé.

Travailler de façon collaborative demande de définir un certain nombre de règles, d’outils et de processus. Et SAFe répond en partie à ce besoin. Mais il existe une grande différence entre agilité d’équipe à grande échelle et agilité organisationnelle.

La systémique nous apprend que tout changement de l’état d’équilibre d’une organisation résulte d’une co-construction de l’ensemble de ses éléments. Il est donc préférable de co-construire les règles et les processus. Mais à 7000, pas évident !

Une solution : les Communautés. Au nombre de 3, elles développent la flexibilité de l’entreprise.

  • Les Communautés de Pratiques (comparables aux « Chapters » de Spotify) regroupent des collaborateurs de même métier. Elles définissent les bonnes pratiques, les règles « Métier ».
  • Les Communautés de Produit/Service définissent les règles et les processus relatifs à un produit ou à un service, à la production de valeur de l’organisation (« Tribes » ou « Feature Team »).
  • Les Communautés de But se focalisent sur les process et outils davantage transverses (ex : Communauté de But : Apprenance). Chaque collaborateur fait partie d’une ou plusieurs communautés selon ses propres choix. Au final, une Communauté de But : Gouvernance discute des axes stratégiques de l’organisation.

Des logiciels opérationnels plus qu’une documentation exhaustive

Qu’en est-il quand l’organisation commercialise plusieurs produits ? Plusieurs services ? Avec potentiellement plusieurs modèles économiques par produit. Les équipes perdent de vue la « Big Picture » de l’organisation. Malgré le PI Planning (planification à grande échelle de la méthode SAFe), les Features Teams (équipes auto-organisées) mises en place chez mon client ne voient que les fonctionnalités dont elles ont la charge.

Le partage de la vue d’ensemble doit être porté par le partage de la documentation relative à chaque produit. Elle est partie intégrante du produit, élément essentiel  du « Definition of Done ». Car l’Agilité à l’échelle prend en compte l’ensemble de la chaîne « Produit » en tant que “Proposition de valeur”, de la conception au service après-vente. Cette considération systémique réduit les incompréhensions des véritables besoins des utilisateurs. Ainsi la mise en place d’une Culture Produit, facilitée par l’existence des Communautés,  redéfinit les rôles et responsabilités de chacun. Des profils différents communiquent enfin autour d’une vision et d’objectifs communs.

Être ou devenir une entreprise agile n’a de sens que si cet objectif est poursuivi.

La collaboration avec les clients plus que la négociation contractuelle

Cette valeur est basée sur l’idée que la confiance se développe davantage sur des interactions entre les personnes que sur des méthodes formalisées. Elle ne peut se développer qu’à condition que les personnes passent un temps significatif ensemble. Et si vous aviez 10000 clients, pourriez-vous faire confiance à autant de personnes ? Certes, non. C’est pourquoi les équipes agiles comportent moins de 10 collaborateurs. D’un côté, ce manque de confiance est un moyen de protection de votre organisation. De l’autre côté, il mène au « je m’en foutisme » et dégradent les relations entre l’organisation et ses clients. Et les mêmes schémas sont visibles dans l’organisation lorsque les collaborateurs de la maison mère considèrent leur travail comme plus valorisant que celui des collaborateurs des filiales.

Une communication claire et sincère (via les réseaux sociaux pour une plus large diffusion) augmente la relation de confiance entre chaque protagoniste. Davantage, qu’une relation One-on-One avec chacun. Dans un monde digital, l’entreprise qui ne gère pas cette communication se met en danger.

L’adaptation au changement plus que le suivi d’un plan

Il est sûr que dans un environnement volatil, incertain, complexe et ambigu, un plan sur 5 ans est utopiste. Le darwinisme démontre que plus un animal est gros, moins il s’adapte rapidement. Qu’en est-il pour les organisations ? Aujourd’hui, beaucoup de tentatives sont menées dans les entreprises : start-up internes, digital Lab, Design Sprint… Toutes ces approches sont communes : le mode “Commando”. Isoler l’agilité des équipes du système. Et toute l’erreur est là. Une organisation constituée uniquement d’équipes agiles n’est pas nécessairement agile. La communauté agile s’acharne à mettre à l’échelle en irradiant de bas vers le haut, alors que la solution est un changement par conduction transversale.

Aujourd’hui, la communauté agile s’interroge sur la mise à l’échelle de l’agilité. Autrement dit, comment rendre une organisation agile? Tout naturellement, les solutions proposées reposent sur le déploiement de l’agilité des projets.

Or, l’organisation est un système adaptatif complexe beaucoup plus important. Sans les apports de la systémique, l’agilité à grande échelle ne peut fonctionner.

L’agilité n’est pas une destination mais un chemin, pas un objectif mais un moyen”.

Booksprint : la suite de mon expérience

Je continue le partage de mon expérience agile du booksprint Agile Rocket Guide à l’aide du Manifeste agile. Après un 1er article balayant les 3 premiers principes, je continue le voyage dans le manifeste.

Travailler en équipe

Communiquer avec les utilisateurs

Pendant ces 4 jours de booksprint, la durée des sprints varie entre 1 et 2 heures donc au plus toutes les 2 heures, nous nous synchronisons avec le reste de l’équipe et notamment Christophe qui est en quelque sorte le Product Owner, pour être sûr qu’on ne dérive pas sur le contenu.IMG_20161217_170732.jpg

Nous avons également le souci de communiquer le plus vite possible avec l’extérieur et certains de nos utilisateurs identifiés. Dès le début du 2ème jour, nous envoyons un mail à nos collègues de Goood! pour leur demander du feedback sur le contenu produit puisqu’ils sont représentés par nos personas Kouigna man le gooodien et Milouz le coach.

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Goood! sponsor d’Agile Lyon 2017

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La journée Agile Lyon 2017 aura lieu le 09 février 2017 dans les locaux de Supinfo à Lyon.
Le sujet cette année : « La Culture ».

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Réservez votre place

Notre stand

C’est avec une grande fierté que Goood! sera, pour la première fois, sponsor de l’événement. Vous pourrez nous retrouver sur notre merveilleux stand et discuter avec Céline et Olivier.

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Séminaire Goood! Software – Définir les motivations, rôles et actions de l’équipe

Cela fait maintenant 2 petites années que je bosse en interne chez Goood!, dans l’équipe forfait.

En 2 ans, beaucoup de choses se passent, les projets changent, les personnes aussi, avec le temps, nous avons pas mal grandi, nous avons passé beaucoup de temps à 4 personnes, et aujourd’hui nous sommes à 7.

Ce qui implique pas mal de changements, même si tout le monde s’adapte aux processus de l’équipe, ce qui fonctionne à 4, ne fonctionne pas forcément aussi bien à 7 !

Du coup, on a entrepris de se prendre 2 jours, tous ensemble, afin de pouvoir s’organiser ensemble, et se définir notre mode de fonctionnement.

Vision de Goood! Software

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Faire un tutoriel de son application web avec Bootstrap Tour

Expliquer l’application aux utilisateurs

Il y a moultes façons de présenter une application et son fonctionnement aux utilisateurs.

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La règle d’or de base veut que l’ergonomie porte le sens de l’application, mais quand tout est neuf, il est bien difficile de s’y repérer, même avec la meilleure ergonomie du monde.

On a de plus en plus souvent de nos jours, une petite introduction en douceur des mécanismes de l’outil, souvent via un petit tutoriel qui nous permet de comprendre comment cela fonctionne.

Des fois, ça peut-être une documentation écrite, parfois des vidéos, parfois autre chose, parfois rien.

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Concilier sport, santé et travail, et tussah

Le pourkoi de lartikl

On me demande assez souvent « komen tafé pour mégrir otan » ???

Du coup, vu que j’ai entendu ça un bon nombre de fois, je me dis que ça intéresse comme sujet, et je suis plutôt convaincu que le moral, la santé, le bien-être ont une influence conséquente sur notre vie, que ce soit personnellement ou professionnellement.

Et vu que c’est un sujet qui revient régulièrement, qui occupe les esprits, et qui du coup, mérite d’être traité.

Allons-y !

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Gérer les demandes des clients en cours d’itération

Engagement

Quand on développe en utilisant les méthodes agiles, dans le cas de notre équipe, en SCRUM, on s’engage sur des résultats via le contenu des sprints.

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Ceux-ci permettent de cadrer les développements, mais également de savoir sur quoi l’équipe peut s’engager.

Sauf qu’il y a forcément de l’imprévu, soit les tâches du sprint sont plus complexes que prévues, soit il y a des soucis dans l’équipe, soit il y a d’autres imprévus, comme des demandes clientes, qui eux n’ont pas leurs besoins qui sont rythmés sur le sprint, mais sont présents au jour le jour.

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Buzz LightTalks premier du nom

Les dé)codeurs organisent un nouveau format, les Buzz LightTalks, il s’agit de mini-conférences où des sujets d’actualité et de bonnes pratiques seront tenus.

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Dans le travail de développeur, il est très important de se tenir au jus des bonnes façons de faire et de l’actualité, ce qu’on appelle de la « veille » dans le métier.

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Celle-ci peut se faire de différentes façons : lire les réseaux sociaux, lire des livres, lire des articles sur des sites comme infoQ, des billets de blog,etc.

Les communautés sont un moyen fort de pouvoir pratiquer et apprendre, cela permet d’avoir l’énergie du groupe pour évoluer et de se sortir de son contexte métier et de ses contraintes (technologies, outils, équipe, hiérarchie,etc).

Chez Goood!, nous travaillons avec 2 meetups partageant des valeurs de qualité et de bonnes pratiques dans le développement logiciel :

La prochaine occurrence se déroulera le jeudi 8 décembre à 19h00 dans les locaux de Goood!, pour plus d’informations et les sujets, c’est par là

XoXo,

Cédric